Ecole francophone bilingue

Méthode PIKAS

La méthode
PIKAS

La problématique du harcèlement scolaire

Dans le contexte des actions de prévention favorisant la santé et le bien-être, le bien-vivre ensemble et la compréhension de la différence, des ateliers réguliers sur la problématique du harcèlement se tiennent à l’Institut. En effet, ce phénomène n’a cessé de s’amplifier (avec le succès des réseaux sociaux notamment) et l’intervention régulière de spécialistes (avocats, policiers, etc.) permet à certains élèves de prendre conscience de la portée de leurs actes. C’est pourquoi nous avons décidé dès cette rentrée scolaire d’appliquer un processus pour toutes les classes du secondaire.

Qu’est-ce que le harcèlement ?

Certaines caractéristiques doivent être présentes pour parler de harcèlement :

La répétition

  • Présence de violence physique et/ou psychologique ;
  • Déséquilibre (taille, en groupe vs seul, etc.) ;
  • Silence (des témoins et de la victime) ;
  • L’intimidé(e) ne se défend pas (peur, manque de confiance en lui).

Types de harcèlement 

  • Agression physique (pousse, frappe, arrache le sac…) ;
  • Agression verbale (rumeurs, insultes, moqueries…) ;
  • Exclusion (à la cantine, aux pauses, en cours, au stade, rejets en tous genres…) ;
  • Cyber harcèlement (messages à répétition, rumeurs, photos privées partagées…) ;
  • Racket/menaces.

Signes d’alerte

  • Changement de comportement (plus insolent, participe moins…) ;
  • Isolement (se renferme, mange seul, passe ses pauses aux toilettes…) ;
  • Baisse des résultats scolaires ;
  • A l’air triste, se fait petit ;
  • Va beaucoup à l’infirmerie pour des maux de ventre, de tête ;
  • Stress de venir à l’école ;
  • Perte de concentration ;
  • Cherche la présence des adultes.

En cas d’inquiétude, il convient de contacter le titulaire de l’enfant pour qu’il avertisse le référent PIKAS du degré concerné.

La méthode PIKAS

Après plusieurs mois de recherche comparative sur les méthodes et approches en cours, l’Institut a choisi d’appliquer la méthode PIKAS dès la rentrée. Au-delà de la nécessité de résoudre rapidement de telles situations, nous voulons construire une ambiance générale sur le campus et dans les classes où chacun se sentira plus acteur, gage d’un ancrage solide de la méthode et donc d’une prise de conscience collective.

Du nom de son créateur estonien, cette méthode vise à mettre fin à des situations de harcèlement ou d’intimidation en déconstruisant le phénomène de groupe, sous- jacent à ce genre de comportements. De plus, elle incite les élèves concernés (harceleurs, harcelés et témoins passifs) à partager cette préoccupation et à chercher des solutions et des pistes d’amélioration.

L’objectif de cette méthode est d’amener les harceleurs à trouver eux-mêmes des solutions pour résoudre le problème qu’ils ont créé à l’aide d’entretiens individuels (pour casser l’effet de groupe). Ces entretiens ont lieu entre un membre de l’équipe, le/les harceleurs et des personnes témoins. L’objectif est de susciter une préoccupation pour la personne harcelée (empathie) pour ensuite trouver des solutions afin que cette situation s’arrête.

Seule l’équipe référente peut agir dans ce genre de situation. Les sanctions auront lieu seulement s’il y a absence de collaboration. Dans ce cas, le dossier est transmis à la Direction et le règlement sera appliqué.

Résultats

La méthode a été évaluée à plusieurs reprises au Royaune-Uni avec des taux élevés de résolution des situations : 75% pour Smitth & Sharp (1994), 89% pour Duncan (1996). Les enseignants britanniques interrogés par P.K. Smith (2001) évaluent son efficacité à 3,9 sur une échelle de 1 à 5. En Australie, une enquête réalisée dans les écoles primaires et secondaires révèle un taux de réussite se situant entre 85 et 100%.

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